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 |  | | | |  | L'origine du site de Bissen se perd dans la nuit du temps. On n'est pas encore fixé sur l'étymologie de son toponyme qui pourrait être celtique, patronymique ou tout simplement dérivé du vieux mot français "bien", c.-à-d. canal de moulin. | | Bien qu'on ait trouvé de rares vestiges de l'époque romaine sur le terrritoire de l'actuelle commune de Bissen, ce n'est qu'en l'an 963 qu'il en est fait mention pour la première fois dans un document qui notifie la séparation de l'église de Bissen de la paroisse-mère de Mersch, dont elle faisait partie jusque-là. En 1242, les habitants de Bissen sont tributaires du couvent St-Sauveur de Metz qui cède tous ses droits en 1249 aux illustres Seigneurs d'Esch-sur-Sûre. Sous leurs descendants, Bissen devient plus tard une seigneurie à part et revient à la suite par alliance à la seigneurie de Pittange et de Créhange. |  |  | Au 17e siècle, la localité n'est pas épargnée par le sort. Pendant la guerre des Trente Ans, l'épidémie de peste la frappe de plein fouet. Le village est déserté par ses habitants, la plupart sont foudroyés par la maladie. En reconnaissance de leur salut, les survivants érigent une chapelle appelée "Chapelle de la Sainte Croix". Pendant la Révolution française, elle est abandonnée, transformée en 1825 en maison d'école et plus tard en logements pour les pauvres. | | Ce n'est qu'en 1854, quand l'épidémie du choléra réclame de nombreuses victimes, que les habitants, pris de panique, se rapellent la fonction de l'ancienne chapelle et procèdent en toute hâte à sa restauration afin d'apaiser le fléau. Depuis, elle porte le nom de "Chapelle du choléra" ou "Chapelle St-Roch". Une procession vers la chapelle sur la montagne, le long d'un calvaire deux fois séculaire, rapelle chaque année en début d'octobre cet événement historique. |  |  | Bien que de tout temps le monde agricole représentât le gros de sa population, il convient de relever le passé économique et industriel de la bourgade de Bissen. Une foire aux bestiaux, renommée au-délà des frontières du pays, date du 14e siècle; il n'en est resté aujourd'hui qu'un marché de kermesse. Pendant deux siècles, et jusqu'en 1857, les hauts-fourneaux de Bissen fabriquaient à base de minerai alluvial, creusé dans les champs des environs, des platines et des barres de fer, exportées principalement vers la région de Liège. | | A partir de 1887, une clouterie mécanique, complétée bientôt par une tréfilerie, s'est installée dans les vieux murs de l'ancienne forge, une usine qui prend son essor inattendu à partir des années 1900. C'est grâce au développement de cette entreprise "indigène" et à l'implantation en 1951 de la fabrique de pneus Goodyear à Colmar-Berg, et en 1971 sur le territoire même de la commune de Bissen, que le nombre d'habitants a considérablement augmenté, que la construction de nouveaux logements au bord de l'ancienne agglomération va bon train et qu'une nouvelle communauté jeune et dynamique est en passe de se former dans une région d'une ancienne vocation industrielle ressuscitée. |  |
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